Les jeunes et l’emploi : de fortes inégalités selon le diplôme

Chômage, précarité, les jeunes subissent actuellement les conséquences d’un marché du travail morose. Cependant tous ne connaissent pas les mêmes difficultés. Le diplôme demeure un atout essentiel pour s’insérer dans le monde du travail de manière pérenne d’après une enquête du Cereq*.

Les jeunes et l’emploi : de fortes inégalités selon le diplôme - Groupe JLO conseil en Qualité de Vie au Travail (QVT), hadicap, diversité, santé au travail et maintien en emploi.

*Céreq – Enquête 2016 auprès de la génération sortie de l’école en 2013 – auprès d’un échantillon de 23 000 jeunes représentatifs de ceux qui ont quitté pour la première fois le système éducatif cette année-là à tous niveaux de formation.

Un premier emploi précaire

En moyenne huit jeunes sur dix obtiennent leur premier emploi dans les six mois après la sortie des études. Mais deux-tiers des jeunes qui sont sortis du système éducatif en 2013 ont obtenu leur premier emploi en CDD. Un chiffre qui monte à 8 jeunes sur 10 pour ceux qui n’ont aucun diplôme et qui concernent malgré tout environ 50% des plus diplômés (école de commerce / ingénieur, doctorat et autres bac+5).

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Source : Céreq – Enquête 2016 auprès de la génération sortie de l’école en 2013 – © Observatoire des inégalités

Même si certains contrats temporaires servent de tremplin vers des emplois durables, la plupart installent les jeunes les moins diplômés dans une situation précaire qui les empêche de se projeter dans leur vie professionnelle et dans leur vie privée.

Des écarts qui se creusent 3 ans après

Après trois années de vie active, les inégalités se ressentent toujours même si elles ont tendance à diminuer. Un tiers des non-diplômés seulement ont décroché un CDI, contre plus de 80% des bac+5 et 90% des ingénieurs.

Source : Céreq – Enquête 2016 auprès de la génération sortie de l’école en 2013 – © Observatoire des inégalités

Parmi les jeunes en emploi, près de la moitié sont employés ou ouvriers ; on compte moins de 20% de cadres supérieurs. Les titulaires de doctorat sont 92% à avoir le statut de cadre contre seulement 3% des jeunes qui n’ont que le bac. Parmi les non diplômés, 44% sont ouvriers contre seulement 16% des bac+2.

Les jeunes les moins qualifiés sont les plus touchés

En 2016, 50% des jeunes non diplômés sortis de l’école en 2013 étaient au chômage contre 10% seulement des bac+5 et 6% des titulaires de doctorat. Le temps moyen passé au chômage durant les trois premières années de vie active représente plus d’un an pour la moitié des non-diplômés. Ce sont trois-quart d’entre eux qui connaitront le chômage, contre moins de la moitié des bacs + 5. De plus, les jeunes les moins qualifiés perçoivent souvent des indemnités très faibles lorsqu’ils sont au chômage, ce qui renforce encore plus les inégalités.

Un avenir professionnel déterminé par l’origine socioculturelle ?

En France, la première étape d’insertion des jeunes sur le marché du travail est un enjeu important pour toute la suite de leur carrière professionnelle. Le diplôme étant particulièrement déterminant et l’accès à la formation n’étant pas égalitaire en fonction du milieu social, des inégalités subsistent sur le long terme.

Ainsi 27% des jeunes non diplômés ont un père ouvrier (contre 12% des bac+5) et 35% une mère non diplômée (contre 18% des bac+5). Inversement, 44% des détenteurs de bac+5 ont un père cadre (contre 5% des non-diplômés) et 34% une mère avec un diplôme équivalent ou supérieur au bac+3 (contre 3% des non-diplômés).

Selon la région de formation, les jeunes connaissent aussi plus ou moins de difficultés à s’insérer dans l’emploi. Le taux de chômage dans les trois premières années de vie active varie entre 13% en Bretagne et 26% en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Source : Céreq – Enquête 2016 auprès de la génération sortie de l’école en 2013 – © Observatoire des inégalités

Le Groupe JLO promoteur de la diversité

Malgré tout, parmi les jeunes qui occupent un emploi trois ans après leurs études, 75% déclarent avoir une situation qui leur convient et deux-tiers sont satisfaits.

Le Groupe JLO est un acteur de la promotion de la Diversité à travers ses engagements pris via les labels Diversité et Egalité professionnelle renouvelés en 2018. Nous sommes convaincus que la diversité générationnelle est vectrice de performance pour les entreprises. Nos experts vous accompagnent dans vos diagnostics Diversité, vos plans d’actions ou vos démarches de labellisation.

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Dans un souci d’accessibilité et de clarté, l’écriture inclusive n’est pas utilisée dans cet article. Les termes employés au masculin se réfèrent aussi bien au genre féminin que masculin.

Publié le 10 octobre 2018 dans Actualité du groupe Diversité

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