Perceptions des discriminations dans l’emploi, 11ème baromètre du Défenseur des droits

Le Défenseur des droits a lancé en 2016 une grande enquête  “Accès aux droits” qui a fait l’objet d’un rapport. Ces données ont aussi permis de réaliser le 11ème baromètre annuel du Défenseur des droits et de l’OIT* (Organisation Internationale du Travail) en établissant des liens entre les différents facteurs de discriminations comme le sexe, l’origine ou le milieu social. Les résultats ont été analysés selon un modèle de régression logistique permettant de mesurer l’incidence de chaque facteur de discrimination de façon isolée.

Perceptions des discriminations dans l’emploi, 11ème baromètre du Défenseur des droits.

*Enquête statistique sur un échantillon de 5 117 personnes représentatives de la population française de février à mai 2016. Les résultats utilisés dans le cadre de cette étude sont analysés sur la population active (3 551 personnes).

Une montée des comportements racistes et sexistes en entreprise

Une personne sur quatre a été victime au moins une fois de propos ou comportements stigmatisant au travail ces cinq dernières années. Un chiffre sans aucun doute sous-estimé dans la mesure où les victimes ont tendance à minimiser les faits ou les comportements qu’elles subissent. La situation est tout à fait similaire dans le secteur public (27%) et dans le secteur privé (25%).

Les propos sexistes et racistes sont les plus fréquents en milieu professionnel :

  • 23% des femmes disent être confrontées au sexisme,
  • 24% des personnes homosexuelles ont été confrontées à des attitudes sexistes,
  • 22% des personnes de confession musulmane subissent des propos racistes.

Des chiffres qui corroborent les conclusions du bilan 2017 du Défenseur des droits qui établissaient que la moitié des saisines concernaient des situations de discrimination.

Voir notre article sur le sujet

Des groupes sociaux particulièrement exposés

Parmi les victimes de discrimination, certaines sont plus exposées que d’autres. Les hommes ne sont que 6% à être confrontés au sexisme, et 6% de personnes perçues comme blanches ont déclaré subir un comportement raciste contre 33% de celles perçues comme non blanches.

L’étude a permis de déterminer les profils les plus touchés par la discrimination. Les femmes de 18 à 44 ans perçues comme non blanche sont ainsi 54% à avoir été exposées à des comportements stigmatisant. Inversement les hommes blancs de 35 à 44 ans hétérosexuels sont les moins exposés.

Perceptions des discriminations dans l’emploi, 11ème baromètre du Défenseur des droits

Quelles incidences sur les relations professionnelles ?

Ces situations d’agissements sexistes, racistes ou stigmatisant ont un effet néfaste sur les relations professionnelles. Au cours des cinq dernières années, plus de la moitié des hommes et des femmes ont eu le sentiment que l’on dévalorisait leur travail en les sous-estimant (38%) ou en leur confiant des tâches ingrates (19%).

Parmi les 2368 cas d’attitudes hostiles au travail relevées, 22% des situations comprenaient également des comportements sexistes, racistes ou en lien avec une situation de handicap. Un modèle statistique permet de constater que ces deux situations sont liées : une personne confrontée à un comportement discriminant a quatre fois plus de risque d’être aussi confrontée à une situation de dévalorisation.

Ce sont encore les femmes entre 18 et 44 ans, perçues comme non blanches, qui sont le plus exposées aux attitudes hostiles au travail (36%), suivi des femmes en situation de handicap (29%).

Comment lutter contre ces inégalités ?

La lutte contre le sexisme, le racisme et les discriminations sont l’affaire de tous et non pas l’apanage de la direction des entreprises. Les actions en faveur de la sensibilisation des collaborateurs et de la formation de référents permettent de créer un environnement favorable pour l’expression des victimes et des collaborateurs témoins qui se sentiront ainsi plus en confiance pour dénoncer des comportements inadaptés. L’OIT (Organisation Internationale du Travail) prépare une nouvelle norme sur la violence au travail qui devrait voir le jour en juin 2019, année du bicentenaire de l’organisation.

Le Groupe JLO, promoteur de la diversité

En tant que signataire de la Charte de la Diversité et doublement labellisé Egalité professionnelle et Diversité, le Groupe JLO est convaincu que la diversité est un des leviers efficaces de performance économique et sociale. Les référents Egalité Professionnelle internes sont à l’écoute de l’ensemble des collaborateurs, et le principe d’égalité de traitement est fortement ancré dans nos process RH : recrutement, accueil, intégration, gestion des carrières, formation.

Nos experts conseil vous accompagnent dans vos plans d’actions de sensibilisation et de formation de vos équipes, ainsi que dans vos démarches de labellisation ou d’accords Diversité ou Egalité Professionnelle.

En savoir plus

 

Publié le 5 octobre 2018 dans Actualité du groupe Diversité

Contact Linkedin Twitter