Rapport sur l’homophobie 2019 : hausse de la LGBTphobie

2018 a vu l’augmentation des témoignages d’actes LGBTphobes de 15% par rapport à 2017 d’après le dernier rapport de SOS Homophobie*. Publié à l’occasion du 17 mai, journée internationale de lutte contre l’homophobie, ce rapport marque également les 25 ans de l’association et toutes ses années de lutte qui n’auront pas suffi à diminuer les violences envers les personnes LGBT. 

Pour rappel l’acronyme LGBT rassemble l’ensemble des personnes lesbiennes, gays, bi-sexuelles, trans. La LGBTPhobie se traduit par un sentiment ou une manifestation de rejet, de mépris ou de violence envers les personnes perçues comme telles. 

*Rapport élaboré à partir des témoignages reçus par SOS Homophobie au cours de l’année 2018 ainsi que l’analyse de l’actualité et des médias. 

Etroitement liés, sexisme, discrimination de genre et LGBTphobie sont le fait d’individus mais également d’organisations. Des insultes aux violences physiques, les discriminations sont présentes dans la vie privée comme dans la vie professionnelle et entraînent des conséquences graves sur la santé et le bien-être des victimes

Relire notre article sur le rapport sur l’homophobie 2018

Le nombre de signalements et d’agressions en forte hausse 

En 2018, 1 905 témoignages d’actes LGBTphobes ont été recueillis par l’association, une hausse de 15% par rapport à 2017. Une augmentation des signalements qui s’accompagne d’une hausse de 66% des agressions physiques, essentiellement avec coups et blessures, avec 231 cas en 2018 contre 139 en 2017. 

Schéma issu du rapport 2019 sur l’homophobie

Si les hommes représentent deux-tiers des témoignages avec 67% de cas spécifiquement gayphobes, on note une augmentation spectaculaire de 42% des faits de lesbophobie avec 365 cas en 2018. Les hommes restent également les principales cibles d’agressions physiques (73%). 

Parmi les formes de manifestations LGBTphobes, les principales sont le rejet (62%), les insultes (52%) et la discrimination (38%)

Dans la vie quotidienne … 

Si internet et les réseaux sociaux notamment restent le principal cadre des discriminations, elles surviennent également dans la vie quotidienne pour 54% des situations : 

  • Lieux publics (13%) 
  • Travail (11%) 
  • Famille (10%) 
  • Voisinage (9%) 
  • Commerces (6%) 
  • Milieu scolaire (5%) 

Ouvert à tous, l’espace public est le lieu d’insultes et d’agressions, bien souvent traumatisantes pour les victimes qui sont parfois amener à renoncer à leur liberté de circuler. 

Au sein du cercle familial, les moins de 24 ans sont plus d’un tiers à signaler des cas de LGBTphobie, et dans 68% des cas, c’est la famille qui est à l’origine des faits. Services refusés (courses de VTC, restauration etc…), discrimination dans l’accès au logement ou insultes dans les commerces sont monnaie courante et représentent encore 6% des cas recensés. 

… et au travail  

Miroir de la société, le travail représente un microcosme où les situations LGBTphobes peuvent être amplifiées. Malgré la protection légale qu’offre le droit du travail, les personnes LGBT ont des réticences à faire leur « coming-out » craignant pour leurs relations de travail et leur évolution professionnelle

En 2018, seulement une personne LGBT sur deux se dit être out, et un quart est encore mal à l’aise à l’idée de révéler son identité sexuelle. Parmi les 182 cas rapportés à SOS homophobie dans le cadre du travail, plus de la moitié des actes signalés sont le fait de collègues. Des manifestations qui se traduisent principalement par du rejet (63%), des insultes (54%) et du harcèlement (42%). Peu à peu les personnes se retrouvent isolées physiquement et psychologiquement par des mises au placard ou des sanctions injustes de la direction pour dissimuler les faits. Pas moins de 15% des cas font état de licenciements motivés par ces discriminations

Des conséquences sur la santé… 

Le climat pesant au travail du fait de préjugés, de stéréotypes, de harcèlement possible et de freins aux évolutions ne favorise pas un cadre de travail bienveillant et motivant, qui permette aux collaborateurs LGBT de s’épanouir professionnellement. De la même manière, vivre caché, dans le mensonge et dans la peur d’être découvert crée un véritable mal-être au travail qui nuit autant à la motivation qu’à la performance individuelle et collective. 

L’augmentation des actes de LGBTphobie n’épargne personne : 6% des victimes ressentent ainsi une détresse et un mal-être profond suite aux rejets ou à l’ignorance. Un mal de vivre qui se traduit par de la dépression, voire des tentatives de suicides.  

Que dit la loi ? 

Depuis le début des années 2 000, plusieurs textes ont été votés pour inscrire dans la loi, la lutte contre les violences perpétrées à l’encontre des personnes en raison de leur orientation sexuelle réelle ou supposée. L’homophobie peut également être une circonstance aggravante de certaines infractions et alourdir les peines encourues. 

Selon l’article L.1132-1 du Code du Travail, l’orientation sexuelle et l’identité de genre font partie des 25 critères de discrimination prohibés par la loi. 

Constitue une discrimination homophobe ou transphobe toute distinction opérée entre des personnes physiques en raison de leur orientation sexuelle  ou de leur identité sexuelle, réelle ou supposée. 

Le Groupe JLO, promoteur de la diversité 

Labellisé Diversité et Egalité Professionnelle, le Groupe JLO est également signataire de la Charte d’engagement LGBT de l’Association L’Autre Cercle, ainsi que du manifeste « sexisme, pas notre genre ». 

L’ensemble de nos collaborateurs ont récemment été sensibilisés sur le thème de la diversité et plus spécifiquement sur le thème LGBT. 

Découvrez nos formations et nos sensibilisations à la diversité 

Le Groupe JLO a participé jeudi 16 mai à la cérémonie de présentation des lauréats rôles modèles LGBT + alliés, organisée par l’Autre Cercle.  Cette initiative a pour objectif de : 

  • communiquer de manière positive sur la thématique dans le monde du travail, 
  • réaffirmer la nécessité d’une visibilité dans le monde professionnel d’acteurs LGBT, 
  • associer les alliés en valorisant leur soutien et leurs actions en faveur de l’inclusion. 

En savoir plus sur les engagements, certifications et labels du Groupe JLO  

Dans un souci d’accessibilité et de clarté, l’écriture inclusive n’est pas utilisée dans cet article. Les termes employés au masculin se réfèrent aussi bien au genre féminin que masculin.
Contact Linkedin Twitter