Travail et chaleur !

Près de 8 employés sur 10 confient que leur employeur ne lutte pas efficacement contre les fortes chaleurs. C’est ce qu’a révélé le sondage réalisé par l’agence d’intérim Qapa et l‘entreprise Castalie*. Parmi elles, ce sont les micro-entreprises (29%), ainsi que les grandes entreprises (25%) qui sont le mieux préparées, devant les entreprises de taille moyenne (12%).

Travail et chaleur - Groupe JLO conseil RH en Qualité de Vie au Travail (QVT), handicap, diversité, santé au travail et maintien dans l'emploi.

*Sondage réalisé auprès de 4,5 millions de personnes inscrites sur la base Qapa.fr et plus de 135.000 recruteurs du 28 mai au 6 juin 2018. Profils des personnes interrogées : 50% de femmes et 50% d’hommes toutes tranches d’âges confondues.

Ce que dit la loi

S’il n’existe pas de température maximum réglementaire à partir de laquelle travailler par forte chaleur devient trop risqué, l’employeur doit répondre à son obligation de protection de la santé de  ses salariés (L 4121-1), et intégrer les risques associés aux fortes chaleurs à l’organisation du travail.

Du côté du salarié, l’article L4131-1 du Code du travail permet d’invoquer un droit de retrait si les conditions de travail présentent un danger imminent pour la santé. L’employeur peut refuser s’il prouve aux prud’hommes que les conditions de travail ne mettent pas en danger la santé de ses collaborateurs.

Un droit méconnu des salariés, puisque 74% d’entre eux ignorent qu’il n’existe pas de niveau de température pour exercer son droit de retrait.

La chaleur, un risque pour la santé

On considère qu’au-delà de 30°c pour un travail sédentaire, et 28°c pour un travail physique, la chaleur devient un véritable facteur de risque pour la santé des salariés. À ce titre, il est judicieux de l’intégrer dans la démarche d’évaluation des risques au sein du document unique afin de prévoir une véritable politique de prévention par la mise en place d’actions concrètes.

Fatigue, nausées, maux de têtes, vertiges, crampes etc… sont autant de risques que de symptômes de troubles plus importants et possiblement mortels comme un coup de chaleur ou une déshydratation avancée.

Mieux travailler par forte chaleur

59% des répondants déclarent également être moins efficaces en période de forte chaleur, pourtant seulement 54% déclarent que des mesures ont été prises par leur employeur.

Parmi les mesures les plus plébiscitées, on retrouve la mise à disposition d’eau (36%) et un système de renouvellement d’air (16%). Il est à noter que presque un tiers (29%) des entreprises n’ont absolument rien prévu par température élevée !

Afin d’éviter ou de limiter l’exposition à la chaleur de manière efficace, on peut également agir sur :

  • l’organisation du travail : des pauses plus fréquentes, un travail moins physique et la rotation des équipes etc…
  • l’aménagement des locaux avec des ventilateurs, des salles climatisées, des points d’eau etc…
  • du matériel et des équipements adaptés.

Pour le travail extérieur, on préconisera d’aménager les horaires de travail, afin de profiter des horaires les moins exposés, et le lieu de travail avec des zones d’ombres et la mise à disposition d’eau fraiche.

La Qualité de Vie au Travail by JLO

En tant qu’employeur vous avez un devoir de préservation, mais aussi de prévention de la santé de vos collaborateurs. Dès lors, il devient judicieux d’intégrer la chaleur comme risque dans votre politique de prévention, afin de garantir la santé et la productivité de vos collaborateurs.

En tant qu’acteur majeur de la Qualité de Vie au Travail, le Groupe JLO vous accompagne dans l’évaluation de vos risques professionnels, leur intégration dans le Document Unique et la mise en place et l’animation de votre politique de prévention.

En savoir plus

 

Dans un souci d’accessibilité et de clarté, l’écriture inclusive n’est pas utilisée dans cet article. Les termes employés au masculin se réfèrent aussi bien au genre féminin que masculin.

Publié le 31 juillet 2018 dans Actualité du groupe Santé au travail

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