Violences physiques et menaces sur le lieu de travail

D’après l’enquête « Cadre de vie et sécurité » 2017 de l’ONDRP*, on évalue à 127 000 le nombre de personnes déclarant avoir subi des violences physiques, et 480 000 celles ayant subi des menaces, sur leur lieu de travail en 2016. Si on prend en compte le genre, on constate que les violences et les menaces à l’encontre des femmes sont à la hausse depuis 2010.

Des chiffres qui corroborent le constat du Défenseur des Droits, qui en mars 2018, a ressorti les résultats de son enquête de 2014** sur le harcèlement sexuel au travail qui touche aujourd’hui une femme sur cinq.

Violences physiques et menaces sur le lieu de travail - Groupe JLO conseil en Qualité de Vie au Travail (QVT), handicap, diversité, santé au travail et maintien en emploi.

*Enquête « Cadre de vie et sécurité » réalisée en 2016 par l’Insee, l’ONDRP (Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales) et le service statistique ministériel de la sécurité intérieure sur plus de 16 000 personnes âgées de 14 ans et plus composant un échantillon représentatif de la population.

** Enquête sur « Le harcèlement sexuel au travail » réalisée par l’IFOP du 15 au 24 janvier 2014, pour le compte du Défenseur des Droits, auprès d’un échantillon de 1 005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus et d’un sur-échantillon de 306 femmes actives âgées de 18 à 64 ans.

Du harcèlement sexuel au travail…

D’après l’enquête du Défenseur des Droits, ils sont 64% de Français à travailler dans un environnement où les blagues à caractère sexuel sont fréquentes. Par ailleurs, ils sont plus de 50% à considérer que cela ne relève pas du harcèlement, et que ce n’est pas si grave ; une opinion d’avantage partagée par les hommes (60%).

Aujourd’hui une femme sur cinq est concernée par le harcèlement sexuel au travail, et pour 75% des victimes il s’agit de gestes ou propos à connotation sexuelle répétés. Parmi les auteurs de ces faits, on retrouve majoritairement les collègues (41% des cas), puis le chef d’entreprise (22%) ou un supérieur hiérarchique (18%).

…à  l’augmentation des menaces et des violences contre les femmes

Après une période de 2010 à 2015 marquée par une hausse régulière des violences sur le lieu de travail, on observe en 2016 une baisse générale d’après les résultats de l’enquête de l’ONDPR 2017.

 

De 2010 à 2015 le nombre de femmes menacées(1) sur leur lieu de travail a augmenté considérablement avec une hausse de plus de 88%, passant de 167 000 cas en 2010 à 313 000 en 2015. En 2016 on observe un recul de 24% avec 238 000 cas recensés.

On note la même évolution des violences physiques(2) à l’encontre des femmes, avec une forte hausse entre 2010 et 2015 de 307% et une baisse de 52% en 2016. Au total, le nombre de femmes victimes de violences physiques double quasiment entre 2010 et 2016, passant de 25 000 à 48 000.

Des victimes délaissées

Presque une victime sur trois de harcèlement sexuel au travail (29%) n’en parle à personne, et 65% des victimes estiment n’avoir pu compter que sur elles-mêmes. Un silence compréhensible dans la mesure où, lorsque l’employeur a eu connaissance des faits (70% des cas), l’affaire s’est achevée au détriment des victimes -pour 40% d’entre elles. Actuellement, seuls 5% des situations de harcèlement signalées par des femmes ont fait l’objet d’un procès.

Le Groupe JLO, promoteur de la mixité et de la lutte contre le sexisme

Tout employeur est responsable de la santé physique et morale de ses employés (Article L4121-1), et est encouragé à prévenir et sensibiliser sur les risques de harcèlement.

Porteur du Label Égalité professionnelle et expert en Qualité de Vie au Travail, le Groupe JLO, est engagé dans la promotion de la mixité et la lutte contre les agissements sexistes et le harcèlement sexuel.

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Dans un souci d’accessibilité et de clarté, l’écriture inclusive n’est pas utilisée dans cet article. Les termes employés au masculin se réfèrent aussi bien au genre féminin que masculin.

 

(1)L’enquête désigne par « menace » les actions pouvant porter préjudice à la victime en ciblant son intégrité physique ou sociale (réputation) mais aussi ses biens.

(2)Les violences physiques comptabilisées ici sont les atteintes à l’intégrité corporelle avec ou sans contact relevant du Code pénal (gifles, coups, bousculades… avec ou sans armes).

Publié le 25 juillet 2018 dans Actualité du groupe Santé au travail

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