Lancement de l’initiative #StOpE pour lutter contre le sexisme ordinaire en entreprise

30 entreprises s’engagent pour faire reculer le sexisme ordinaire en entreprise, autour de l’initiative #StOpE, lancée le 4 décembre 2018. Anne-Sophie Béraud, Directrice Diversité et Inclusion chez AccorHotels, Morgane Reckel, Directrice Associée Diversité et Inclusion chez Ernst&Young et Anne-Laure Thomas, Directrice Diversité et Inclusion chez L’Oréal France sont toutes trois à l’origine de cette initiative.

Accompagnées par la Secrétaire générale du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle, Brigitte Grésy, les trois femmes ont réuni des groupes de travail pour construire une feuille de route afin de lutter efficacement contre le sexisme ordinaire en entreprise.

“Nous nous sommes appuyées sur ce qui fonctionne afin de faire en sorte de proposer des solutions concrètes qui soient applicables à l’ensemble des tailles d’organisations et des secteurs” explique Morgane Reckel de chez EY.

Lancement de l’initiative #StOpE pour lutter contre le sexisme ordinaire en entreprise - Groupe JLO, développeur de QVT

Qu’est-ce que le sexisme ordinaire ?

L’objectif de cette initiative est de nommer le sexisme ordinaire pour mieux lutter contre. Au regard du code du travail, on désigne par sexisme ordinaire au travail, l’ensemble des attitudes, propos et comportements basés sur des stéréotypes de sexe qui visent directement ou indirectement une ou plusieurs personnes, de manière consciente ou inconsciente, afin de les inférioriser, les délégitimer, entraînant une altération de leur santé physique ou mentale.

Mais la responsabilité de l’entreprise ne saurait être efficace sans la responsabilité individuelle de chacun. Il est important de mieux détecter ces faits et d’agir de manière légitime pour dénoncer les comportements sexistes dont on est témoin ou victime. A titre d’exemple, Morgane Reckel témoigne s’être faite appelée « cocotte » au début de sa carrière, une agression sexiste ordinaire et vécue par 80% de femmes au travail.

“Les agissements sexistes sont susceptibles de créer de la souffrance au travail. Les effets durables de ces agissements sont bien une décrédibilisation et la création d’une forme de plafond à l’expression du potentiel des femmes”, explique Morgane Reckel.

Les engagements pour réduire le sexisme ordinaire

A travers cette charte, les entreprises s’engagent à mettre en place au moins une action parmi les huit proposées :

  • Afficher et appliquer le principe de tolérance 0
  • Informer pour faire prendre conscience des comportements sexistes (actes, propos, attitudes) et de leurs impacts
  • Former de façon ciblée sur les obligations et les bonnes pratiques de lutte contre le sexisme ordinaire
  • Diffuser des outils pédagogiques aux salariés pour faire face aux agissements sexistes en entreprise
  • Inciter l’ensemble des salariés à contribuer, à prévenir, à identifier les comportements sexistes et à réagir face au sexisme ordinaire
  • Prévenir les situations de sexisme et accompagner de manière personnalisée les victimes, témoins et décideurs dans la remontée et la prise en charge des agissements sexistes
  • Sanctionner les comportements répréhensibles et communiquer sur les sanctions associées
  • Mesurer et mettre en place des indicateurs de suivi pour adapter la politique de lutte contre le sexisme ordinaire

Les entreprises signataires se retrouveront le 4 décembre 2019 pour faire le point et partager sur les bonnes pratiques de manière opérationnelle.

Découvrez également notre article sur l’Index de l’égalité professionnelle.

Le Groupe JLO, signataire du manifeste « Sexisme pas notre genre »

Le Groupe JLO, doublement labellisé Egalité professionnelle et Diversité est profondément engagé dans la lutte contre le sexisme et les inégalités professionnelles. Nous avons mis en place une ligne d’écoute pour répondre à toute réclamation liée à une situation perçue de discrimination ou d’harcèlement sexiste et former également deux référents en interne.

Découvrez les nombreux engagements du Groupe JLO

Les partenaires de l’initiative #StOpE

Dans un souci d’accessibilité et de clarté, l’écriture inclusive n’est pas utilisée dans cet article. Les termes employés au masculin se réfèrent aussi bien au genre féminin que masculin.

Publié le 3 janvier 2019 dans Actualité du groupe Diversité

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