Le risque routier, première cause de mortalité en entreprise

Avec 400 décès en 2016, le risque routier est la première cause de mortalité en entreprise. Un risque sous-évalué et méconnu pour 50% des dirigeants qui avouent ne pas avoir pensé à faire de sensibilisation sur le sujet. Seules 17% des entreprises interrogées ont mis en place des actions de prévention, selon une récente étude de l’assureur MMA*.

Le risque routier, première cause de mortalité en entreprise - Groupe JLO, conseil RH en Qualité de Vie au Travail, Handicap, Diversité, Santé au Travail et Maintien en emploi.

*Étude Ifop pour MMA sur un échantillon de 501 chefs d’entreprises issus de TPE/PME (entre 1 et 49 salariés). Interviews réalisées par téléphone du 20 au 30 mars 2018.

Des comportements à risque…

Le dernier Baromètre 2018 de l’association Prévention Routière et l’Asfa (Association des Sociétés Françaises d’Autoroutes) des comportements des automobilistes en déplacements professionnels et sur les trajets domicile-travail montre une évolution des comportements à risque.

Sur les trajets domicile travail, on constate des hausses de l’utilisation du smartphone avec 71% des utilisateurs qui avouent téléphoner au volant et 29% lire des sms. De plus, 45% des automobilistes admettent dépasser les limitations de vitesse (ils étaient 40% en 2013).

Si ce genre de comportement est moins fréquent lors de déplacements professionnels, les automobilistes sont davantage confrontés à des cas de somnolence au volant (62% pour 32% sur les trajets domicile-travail). En 2017, 12% ont vécu un assoupissement provoquant soit un accident, soit un danger immédiat.

…sous-évalués par les entreprises

Parmi les entreprises seulement 28% ont intégré le risque routier dans leur Document Unique. Pourtant, en moyenne, c’est plus d’un salarié sur trois qui possède un véhicule d’entreprise et parmi eux 17% ont déjà eu un accident de la route avec.

Une méconnaissance mise en lumière par l’étude, seulement 54% de chefs d’entreprises pensent pouvoir être tenus pour responsables d’un accident impliquant un de leurs salariés sur un déplacement professionnel. Dans le cadre d’un trajet domicile-travail, ils ne sont plus que 31% à le penser.

Cependant, depuis la loi de janvier 2017 qui oblige les entreprises à révéler l’identité des salariés en effraction, deux tiers des chefs d’entreprises ont décidé de dénoncer leur salarié, et 59% pensent que cela va aider à responsabiliser leurs collaborateurs.

Une prévention peu pratiquée

Aujourd’hui, seulement 17% des entreprises ont mis en place des actions de prévention sur le risque routier. Si la plupart du temps, il s’agit de respecter la loi et de limiter la responsabilité de l’employeur, on constate l’apparition de mesures destinées à limiter le risque encouru par les salariés, comme la réduction des déplacements ou le droit à la déconnexion.

Top 5 des actions de prévention du risque routier

  • Vérification régulière des véhicules – 79%
  • Vérification de la validité des permis de conduire – 74%
  • Réduction des déplacements – 44%
  • Charte de bonnes pratiques au volant – 43%
  • Droit à la déconnexion complète lors des trajets professionnels – 40%

Des entreprises en attente

Près de trois quarts des entreprises saluent l’utilité des « Journées de la Sécurité Routière » et les trouvent utiles. Cependant encore un dirigeant sur trois considère comme insuffisant les moyens mis à sa disposition pour mener une politique de prévention du risque routier.

Les dirigeants du BTP et du commerce, de par leurs équipes très mobiles, sont les plus demandeurs d’outils pédagogiques et d’accompagnement pour sensibiliser et mener une politique de prévention efficace.

Le risque routier dans le Groupe  JLO

En tant qu’acteur majeur de la prévention des risques au service de la Qualité de Vie au Travail, le Groupe JLO est signataire de la charte de la sécurité routière et accompagne les entreprises dans leur définition et mise en place de politique de prévention des risques qu’ils soient routiers, physiques ou psychiques.

En savoir plus

 

Dans un souci d’accessibilité et de clarté, l’écriture inclusive n’est pas utilisée dans cet article. Les termes employés au masculin se réfèrent aussi bien au genre féminin que masculin.

Publié le 19 juillet 2018 dans Actualité du groupe Santé au travail

Contact Linkedin Twitter