Les cadres attendent de la part des entreprises des engagements RSE

Courant mars, Jean-Dominique Senard (président du groupe Michelin), et Nicole Notat, (ancienne secrétaire générale de la CFDT et présidente de Vigeo-Eiris) ont remis un rapport intitulé « L’entreprise, objet d’intérêt collectif » réalisé auprès de 200 acteurs d’entreprises privées et publiques aux différents ministres en charge du projet de loi du Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE). La responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSE) est au cœur de ce rapport. Ce dernier préconise, entre autre, d’inscrire dans le code civil « les enjeux sociaux et environnementaux » de l’entreprise. Avec la remise de ce rapport et le projet de loi, les prises de positions sont aujourd’hui nombreuses sur le sujet. Les opinions des décideurs sur les enjeux RSE évoluent, tout comme celles des salariés. Une étude Viavoice nous renseigne sur l’évolution récente de la perception de la RSE chez les cadres*.

 

* Le Baromètre Entreprise et Société  – Étude réalisée par Viavoice pour HEC Paris, le SnO et France Info.

Interviews effectuées en ligne du 13 au  16 mars 2018, Échantillon de 400 personnes, représentatif de la population des cadres  résidant en  France métropolitaine. Représentativité par la méthode des quotas appliquée aux critères suivants : sexe,  âge, statut d’activité  (secteur public ou secteur privé).

 

RSE : Responsabilité Sociétale des Entreprises

Pour plus de 6 cadres sur dix (64%), la responsabilité sociétale des entreprises doit aller au-delà du strict respect des lois et réglementations.

 

L’entreprise «  une raison d’être non réductible au profit »

Selon l’étude Viavoice, la perception de la RSE a profondément évolué en quelques semaines depuis la dernière vague du baromètre réalisée en janvier dernier. Une évolution qui pourrait s’expliquer en partie par les échanges suscités  par le rapport « L’entreprise, objet d’intérêt collectif ».

Les rapporteurs constatent que si le rôle premier de l’entreprise n’est pas la poursuite de l’intérêt général, on observe toutefois aujourd’hui un accroissement des attentes à l’égard des entreprises notamment en lien avec les enjeux environnementaux et sociaux.

Comme le souligne le rapport, le droit des sociétés est aujourd’hui perçu comme décalé avec la réalité des entreprises et des attentes. En effet, la plupart des textes définissant la société dans le Code civil et son objet social, datent de 1804.

« Une entreprise se crée seulement si elle répond à un besoin spécifique et elle perdure seulement si elle maintient une dynamique d’invention, d’innovation et de création collective » (rapport Notat-Senard)

D’ailleurs selon Viavoice, pour les cadres, les enjeux prioritaires en lien avec la RSE sont avant tout la prise en compte de l’empreinte écologique de l’entreprise (46%) du bien-être des salariés dans l’entreprise (45%) et de l’impact social de l’activité de l’entreprise (42%).

La RSE, une opportunité économique

L’évolution de la perception de la RSE par les cadres est particulièrement significative sur une période si courte selon Viavoice. Pour l’institut, cela conforte bien que les cadres ont des attentes croissantes en matière de RSE et souhaitent que les entreprises s’engagent davantage et de manière plus concrète dans ce domaine.

Deux enseignements principaux ressortent de l’étude :

  • Les cadres sont de plus en plus nombreux à adhérer à l’idée que « la RSE doit être perçue comme une opportunité économique» (63 % des cadres interrogés soit 8 points de plus qu’en janvier).
  • Pour 70 % des cadres, la RSE doit être « intégrée à la stratégie et aux opérations commerciales » (soit une forte progression de 18 points).

La RSE, un enjeu stratégique

Pour les cadres interrogés, une majorité estime aujourd’hui qu’en matière de RSE, l’entreprise « doit aller au-delà du strict respect des lois et réglementations » (64%, soit +10 points par rapport à janvier).

Autre idée majoritaire chez les cadres : la RSE doit être aujourd’hui portée en priorité par les acteurs impliqués dans la stratégie d’entreprise : la direction et le top management (57%, +14 points).

D’ailleurs cela va dans le sens des déclarations de grands patrons, comme ceux de Danone, Schneider Electric, Total ou Michelin qui ont récemment réaffirmé leur engagement pour que la RSE soit davantage intégrée dans la stratégie, notamment par le biais de la loi PACTE, tout en plaidant pour une importante simplification administrative.

Les engagements RSE du Groupe JLO

Au sein du Groupe JLO, la politique RSE est également portée par son président, et nos engagements s’inscrivent pleinement dans le prolongement du cœur de métier du Groupe : le développement de la QVT.

Le développement de la QVT et la RSE vont de pair : une amélioration de la QVT a pour conséquence un plus fort engagement des collaborateurs, tout comme un engagement plus fort dans la RSE entraine une adhésion plus forte des collaborateurs.

 

En savoir plus sur les engagements RSE du Groupe JLO

Dans un souci d’accessibilité et de clarté, l’écriture inclusive n’est pas utilisée dans cet article. Les termes employés au masculin se réfèrent aussi bien au genre féminin que masculin.

Publié le 4 mai 2018 dans Actualité du groupe

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