Quel est le sens du travail pour les salariés ?

Qu’est-ce qui motive les salariés à aller travailler ? Est-ce la perspective d’évoluer professionnellement ou de toucher le salaire dont ils rêvent ?

L’engagement collaborateur est intrinsèquement lié à la motivation et à la productivité des salariés, d’où l’intérêt pour les entreprises de prendre en compte ces facteurs afin d’assurer la réussite de l’entreprise. C’est ce que la dernière enquête d’ADP sur l’engagement collaborateur intitulée « Révélez vos talents »*, met en lumière.

Enquête en ligne réalisée par ADP auprès de 2 500 personnes issues de cinq pays différents, tous secteurs confondus.

Pourquoi allons-nous travailler ?

La moitié des salariés vont travailler simplement pour vivre et payer les commodités quotidiennes (38%) et pour se payer ce dont ils ont envie (13%). Un employé sur cinq est pleinement épanoui dans son travail et l’apparente d’avantage à des vacances qu’à une contrainte. Pour les autres, on observe plusieurs bonnes raisons d’aller travailler parmi elles :

  • l’évolution professionnelle (10%)
  • la reconnaissance dans l’entreprise et ses missions (8%)
  • les relations humaines au travail (8%)

Si le salaire garde encore une grande importance dans l’engagement collaborateur, on remarque que pour une personne sur deux la motivation n’est pas uniquement financière. Les RH doivent donc autant prendre en compte ce facteur que celui du sens même du travail et de l’ambiance interne.

Les causes du mal-être au travail

L’enquête a permis de déterminer plusieurs facteurs qui influent sur l’engagement et le bien-être au travail :

  • Les relations humaines
  • La reconnaissance
  • Le management
  • La compréhension des besoins personnels

Actuellement, 69% des salariés seraient en bons termes avec leurs collègues. Un chiffre important tant l’ambiance au travail impacte la motivation et la productivité des collaborateurs.

Concernant la reconnaissance, deux-tiers des salariés pensent être soutenus, mais 10% avouent ne pas avoir confiance en leur hiérarchie. Presque la moitié trouve que leur employeur ne voit pas leur réel potentiel.

L’étude montre par ailleurs que les salariés jugent que les employeurs ne se soucient pas assez de leur santé physique et psychologique, certains d’entre eux se sentant en insécurité sur leur lieu de travail. Moins d’une entreprise sur deux a mis en place des formations à la santé ou la sécurité ou simplement des contrôles réguliers.

Moins d’un quart des collaborateurs déclarent que leur employeur a pris des mesures concernant la déconnexion, le bien-être au travail, la sensibilisation aux préjugés ou la gestion du stress.

Enfin l’étude a mis en lumière le manque de compréhension ressenti par les employés. Pourtant, l’incompréhension du potentiel ou des besoins, à cause d’un mauvais management, de pression ou de stress, entraîne une démotivation et une perte d’engagement des collaborateurs.

Identifier les profils démotivés

Presque 75% des sondés avouent ne pas avoir voulu se rendre au travail au moins une fois ces 12 derniers mois, et 10% déclarent ne pas vouloir se rendre au travail plusieurs fois dans la même semaine.

Heureusement en pratique il y a une différence entre les personnes qui feignent d’être malades quelque fois par an et le collaborateur complètement démotivé. 21% des collaborateurs pensent qu’il est acceptable de prendre un congé maladie pour faire une pause si cela n’a lieu qu’une fois par an.

Par ailleurs l’enquête soulève le fait suivant : le manque de satisfaction par rapport au salaire est un facteur important de désengagement (schéma ci-dessous). Plus le salaire est élevé et moins le collaborateur envisage de partir.

Corrélation entre souhait de démission et niveau de salaire

source : enquête ADP “Révélez vos talents”

Cependant le salaire n’est pas le seul facteur de démotivation, la considération, l’ambiance et l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle sont autant d’attentes des collaborateurs.

L’importance de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée

Avec l’arrivée des « millennials » sur le marché du travail, l’importance de la conciliation entre vie privée et le temps passé à travailler n’a jamais été aussi grande. 71% des 24-29 ans indiquent qu’ils préfèrent séparer le travail de la vie privée.

Cependant avec la sur-connexion permanente, il est difficile aujourd’hui de dissocier les deux pour les collaborateurs :

  • 58% déclarent que leurs problèmes personnels influent sur leurs performances
  • 34% déclarent qu’une mauvaise journée au travail affecte leur vie privée

Le Groupe JLO, développeur de QVT

Le bien-être au travail est au cœur des préoccupations et de l’activité du Groupe JLO. En tant que précurseur, nous entendons montrer la voie et prenons soin de mesurer régulièrement la satisfaction de nos collaborateurs grâce à notre baromètre QVT digital interne. Déconnexion des serveurs de messagerie, évolution interne, réunion mensuelle avec son supérieur hiérarchique, sont autant de pratiques mises en place afin de répondre aux attentes de chacun.

En savoir plus sur le baromètre QVT

 

Dans un souci d’accessibilité et de clarté, l’écriture inclusive n’est pas utilisée dans cet article. Les termes employés au masculin se réfèrent aussi bien au genre féminin que masculin.

Publié le 16 octobre 2018 dans Qualité de vie au travail

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