Vers l’égalité réelle entre les femmes et les hommes

Il y a un an, le lancement du #metoo connaissait un formidable retentissement.  La sous-représentation des femmes dans les secteurs culturels comme la musique et le cinéma, et les différentes formes de harcèlement qu’elles y subissent, ont conduit à la libération de leur parole.  Déclarée grande cause du quinquennat par le Président de la République, l’égalité femmes-hommes est un enjeu prioritaire du gouvernement.

Le dernier rapport 2018* du Secrétariat d’état chargé à l’égalité entre les femmes et les hommes nous fait part de la situation actuelle en France.

Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes - Groupe JLO

Une inégalité d’origine culturelle ?

Le sexisme, et plus généralement les discriminations envers les femmes, sont omniprésents dans notre société. Les femmes sont en moyenne dix fois plus exposées que les hommes aux injures sexistes, et 27% d’entre elles ont été témoins de discrimination du fait de leur genre.

Dans le cadre professionnel, 37% des femmes se sont déjà vues poser la question « Comptez-vous avoir des enfants ? » lors d’un entretien d’embauche. Un taux qui monte à 42% pour les femmes âgées de 25 à 34 ans.

Une question discriminante, interdite par la loi, et passible de lourdes sanctions.

Des inégalités persistantes dans les carrières professionnelles

Les femmes sont victimes de formes très variées d’inégalités au cours de leur carrière professionnelle. Avec un taux d’emploi plus faible que les hommes (61% versus 67%), les femmes sont confrontées à la réticence des employeurs à les recruter du fait de stéréotypes persistants sur le genre (absentéisme plus élevé, manque de compétences…).

Pourtant, en moyenne, les femmes de 25 à 34 ans sont plus diplômées que les hommes en Europe, bien que de grandes disparités existent entre certaines filières dans lesquelles les métiers sont très genrés.

Actuellement près d’un tiers des femmes actives travaille à temps partiel (contre 8,2% d’hommes) et près de 10% d’entre elles sont en temps partiel subi, et sous-employées (contre moins de 4% d’hommes).

Les femmes ont majoritairement le statut d’employées (pour 43% d’entre elles contre seulement 12,6% chez les hommes), et sont moins nombreuses à occuper des postes de cadres ou de professions supérieures (14,9% vs 20,4% pour les hommes). Un résultat qui s’explique par ce « plafond de verre » omniprésent auquel elles sont confrontées tout au long de leur carrière, comme l’illustre la plus faible part de femmes dans les Comités Exécutifs où la parité n’est pas encore atteinte (42% de femmes dans les Comex des entreprises du CAC 40).

Malgré la loi de 2006 sur l’égalité salariale femmes-hommes, en 2014 un écart de salaire de 18,6% – équivalent temps plein -, subsiste. Les femmes sont davantage touchées par la précarité (54% des allocataires du RSA) et par la pauvreté.

Les femmes, premières victimes de violences sexistes et sexuelles

Presque 15% des femmes ont été victimes de violences sexuelles au cours de leur vie. Des violences qui commencent dès les années étudiantes : 68 000 étudiantes ont vécu une situation de harcèlement sexuel au cours des 12 derniers mois. Des violences qui se poursuivent au travail, environnement dans lequel une femme sur cinq a été victime de violence ou de harcèlement sexuel.

A lire : l’égalité professionnelle, un enjeu de la QVT ? Par notre consultante diversité Esther Sicard.

Le Groupe JLO promoteur de la diversité

Le Groupe JLO, doublement labellisé Egalité professionnelle et Diversité est un acteur engagé dans la lutte contre le sexisme et les inégalités professionnelles. Nous sommes fiers d’afficher un taux d’emploi de femmes supérieurs à la moyenne, y compris dans nos postes de direction.

Nos consultants, experts dans le pilotage de politiques Diversité, vous accompagnent et vous conseillent dans les étapes de diagnostic, mise en œuvre de  plans d’actions ou démarche de labellisation.

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Publié le 26 octobre 2018 dans Actualité du groupe Diversité

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