2 personnes sur 3 souffrent ou souffriront d’une lombalgie

Malgré une baisse significative de la sinistralité (nombre d’accidents du travail et maladies professionnelles), le mal de dos, ou « lombalgie » ne diminue pas. Elle représentait 13% des accidents du travail en 2005 et 20% en 2017 soit 170 000 accidents du travail.

Plus de 4 actifs sur 5 ont déclaré avoir déjà eu mal au dos durant ou après le travail et deux tiers souffrent ou souffriront un jour d’une lombalgie selon l’INRS.

2 personnes sur 3 souffrent ou souffriront d’une lombalgie - Groupe JLO, développeur de QVT
* En 2017, l’Assurance Maladie lançait une campagne de prévention contre la lombalgie, plus communément appelée mal de dos, à destination des entreprises et du public. Fort du succès de cette première expérience sur les comportements, la nouvelle campagne vise à encourager la prévention et favoriser le maintien en emploi des salariés lombalgiques.

Un coût humain et social

Si de fait 9 lombalgies sur 10 évoluent favorablement en quelques semaines, 20% d’entre elles entraînent un arrêt de travail, inférieur à deux semaines (dans la moitié des cas). Néanmoins la lombalgie représente 30% des arrêts de travail de plus de 6 mois et la durée des arrêts reconnus en accident de travail est de 2 mois en moyenne (1 an pour la maladie professionnelle).

La lombalgie représente également la première cause d’inaptitude avant 45 ans et la 3ème cause d’invalidité générale.

En 2017 le mal de dos aurait entraîné 12,2 millions de journées de travail perdues, un coût annuel direct pour les entreprises qui dépasse un milliard d’euros au travers des cotisations. Sans compter les coûts indirects dus au retard de production, la surcharge de travail des autres employés etc… Des coûts indirects qui pourraient être jusqu’à 10 fois supérieurs aux coûts directs d’après l’INRS.

Les facteurs de risques

La lombalgie se caractérise par des douleurs au niveau des lombaires (bas du dos). Les causes peuvent être multiples bien que les facteurs individuels tels que l’âge, la morphologie ou ceux liés à l’activité et l’environnement influent également.

Les principales causes des lombalgies liées au travail surviennent dans le cadre de :

  • Port et transport de charges (40%)
  • Manutention manuelle d’objets (23%)
  • Chutes (11%)
  • Postures contraignantes (11%)

D’autres facteurs accentuent également le mal de dos comme les vibrations, le travail physique pénible en général, les gestes répétitifs, les chocs etc… 5 secteurs d’activités sont particulièrement concernés par la lombalgie : le transport et la logistique, le bâtiment, l’aide et les soins à la personne, la gestion des déchets et le commerce.

Des facteurs psychosociaux peuvent également aggraver le mal de dos comme le stress, la monotonie des tâches, la démotivation etc…

Comment prévenir la lombalgie ?

D’après le baromètre BVA de l’Assurance Maladie*, 4 employeurs sur 5 déclarent avoir mis en place des actions de prévention comme :

  • Des adaptations des postes de travail (57%)
  • Des actions de sensibilisation (53%)
  • Des initiatives pour adapter l’environnement de travail (53%)

Cependant, seulement 38% d’entre eux ont mis en œuvre des mesures organisationnelles (temps de travail, collectif de travail etc…). Des exemples existent pourtant, comme modifier les modes de fabrication, organiser différemment le travail avec des pauses et des rotations, alterner les tâches etc…

Quelles aides pour les entreprises ?

De nombreux professionnels de la prévention peuvent accompagner les entreprises dans leur démarches comme :

  • le service de santé au travail : médecin du travail, infirmer etc…
  • les acteurs internes : CHSCT, référents etc…
  • les Caisses Régionales de l’Assurance Maladie – Risques Professionnels (Carsat, Cramif etc…)

Il existe également des aides à disposition des entreprises, comme le programme TMS Pros qui aide les entreprises à construire un projet de prévention des TMS (Troubles Musculo Squelettiques). Les entreprises de moins de 50 salariés peuvent être soutenues financièrement dans cette démarche :

  • TMS Pros Diagnostic : pour initier et formaliser un projet de prévention. La subvention peut servir à la formation d’une personne référente en interne ou offrir une prestation ergonomique pour réaliser un diagnostic.
  • TMS Pros action : pour acheter du matériel et/ou des équipements pour réduire les TMS.

Enfin des cabinets d’expertises comme le Groupe JLO peuvent vous accompagner dans la définition et la mise en place d’action de prévention des risques physiques et psychologiques.

Le Groupe JLO, expert en Santé au Travail

Les équipes d’ergonomes et psychologue du travail du Groupe JLO accompagnent toutes les entreprises dans la prévention et la régulation des TMS. Spécialiste de la QVT (Qualité de Vie au Travail) nous accompagnons également les entreprises sur leur politique de Santé au Travail et de bien-être général.

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Dans un souci d’accessibilité et de clarté, l’écriture inclusive n’est pas utilisée dans cet article. Les termes employés au masculin se réfèrent aussi bien au genre féminin que masculin.

Publié le 22 février 2019 dans Qualité de vie au travail Santé au travail

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