Baromètre 2018 de la diversité audiovisuelle par le CSA

Depuis la première étude quantitative sur la perception de la diversité dans les médias en 1999 et l’évolution des lois, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel est tenu depuis 2009, de publier chaque année un baromètre de la diversité*.

Si l’on constate une légère amélioration dans la représentation de la diversité en 2018, les personnes perçues comme « blanches », ainsi que les CSP+ restent surreprésentées à l’écran.

Afin de mesurer la diversité et de prévenir le risque de diffusion de stéréotypes, le CSA a fait évoluer son baromètre au fil des années en intégrant de nouveaux critères quantitatifs. Le lieu de résidence intègre ainsi la liste des critères déjà existants que sont :

  • L’origine perçue (personne « blanche », « noir », « arabe » ou « asiatique » par exemple)
  • Le sexe
  • La catégorie socioprofessionnelle
  • Le handicap
  • L’âge
  • La situation de précarité

Baromètre 2018 de la diversité audiovisuelle par le CSA - Groupe JLO, développeur de QVT

*Baromètre réalisé à partir du visionnage de 18 chaînes de la TNT sur près de 2400 programmes et plus de 37 000 personnes.

Une diversité d’origine en légère amélioriation

Les résultats du baromètre 2018 révèlent une augmentation de deux points de la représentation des personnes perçues comme « non-blanches » à l’écran. Toutefois, les personnes perçues comme « blanches » restent majoritaires et représentent 83% des personnes indexées.

La proportion de personnes perçues comme « non-blanches » est plus importante dans les fictions (20%) que dans les autres programmes comme le sport (11%) ou les informations (13%). Un bon résultat qui s’explique davantage par la diffusion de fictions étrangères sur les chaînes françaises que par un réel effort des chaînes TV.

Malgré une sous-représentation des individus perçus comme « non-blancs », on constate une évolution qualitative dans le traitement des rôles. En 2018, ils sont 21% à occuper le rôle du « héros » (17% pour les individus « blancs ») et 50% à être un personnage principal.

On observe également une représentation plus équilibrée des rôles à connotation négative, positive ou neutre, malgré une persistance de profils perçus comme « non-blancs » dans les activités marginales / illégales et dans les situations précaires (+ de 40%).

Peu de diversité d’âges

Le baromètre révèle une sous-représentation flagrante des plus jeunes et des plus âgées à la télévision. En 2018, seulement 10% des personnes indexées ont moins de 20 ans et 5% seulement ont plus de 65 ans. Les 20 à 49 ans représentent à eux seuls les deux-tiers des personnes présentes à l’écran.

Des CSP+ surreprésentées de manière irréaliste

De la même manière les catégories socioprofessionnelles représentées à l’écran ne reflètent pas la réalité. Parmi les personnes indexées, 74% sont issues de CSP+ (catégories socioprofessionnelles supérieures), pour seulement 12% de CSP- et 14% d’inactifs. Pourtant la population française n’est composée que de 27% de CSP+, de 27% de CSP- et de près de 44% d’inactifs. Les 25% de retraités français en sont le parfait exemple, puisqu’ils ne représentent que 2% des personnes indexées à la TV.

Un manque de représentation des territoires et de la précarité

Les résultats de 2018 mettent en avant pour la première fois la faible représentation des banlieues populaires (3%) et des quartiers périphériques (17%) à l’antenne. Les populations des centres villes et des villages sont bien plus représentées avec respectivement 45% et 26% des individus indexés.

De plus on constate une représentation stéréotypée de ce type de population qui est souvent représentée à travers des personnes perçues comme « non-blanches », inactives et de moins de 20 ans.

La précarité est également peu représentative de la réalité, puisqu’on observe seulement 0,7% d’individus en situation précaire à la télévision alors que cette situation concerne actuellement 13% des Français.

Le handicap, très peu représenté à la TV

La représentation du handicap reste marginale et peu diversifiée, moins d’1% du total des individus indexés étaient perçus comme étant en « situation de handicap ». Pourtant le handicap est bien pus présent dans la population française qu’il n’y paraît, puisque environ 18% de Français seraient en situation de handicap*.

Le handicap moteur reste le premier cas de représentation du handicap avec 26%, suivi par le nanisme (19%), les handicaps mentaux (12%) et les handicaps visuels ou auditifs (10%). Or environ 80% des Français en situation de handicap souffrent d’un handicap invisible et moins de 8% souffriraient de  mobilité réduite.

*Source : INSEE.

Le Groupe JLO, promoteur de la diversité

Doublement labélisé Diversité et Égalité Professionnelle par l’AFNOR, le Groupe JLO fait de la mixité et de la diversité un de ses chevaux de bataille. Nos process de recrutement et d’évolution garantissent à tous l’égalité des chances par un traitement unique et sans discriminations.

Nous sommes également fiers d’afficher un taux d’emploi de personnes en situation de handicap de 12,33% (soit plus de 2 fois supérieur au taux minimum), ainsi qu’une mixité équilibrée dans nos instances de décisions.

Je souhaite être accompagné sur ma politique diversité

 

Dans un souci d’accessibilité et de clarté, l’écriture inclusive n’est pas utilisée dans cet article. Les termes employés au masculin se réfèrent aussi bien au genre féminin que masculin.

Publié le 30 janvier 2019 dans Actualité du groupe Diversité

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